2006 – la construction du parc d’aventures


2006, l’année zéro pour Aventura Parc : il nous fallait tout construire, c’est-à-dire faire de la forêt originelle un lieu accueillant avec un minimum d’installations pour accueillir un public familial et réussir à implémenter le concept de parc d’aventures pour la première fois en Roumanie.

Pour cela, évidemment, il nous fallait des finances ! Et pas mal ! Nos économies faites durant les 10 années précédentes ne suffisaient pas alors nous avons vendu notre appartement en mars 2006 et avec l’argent respectif nous avons commencé la construction effective le 10 avril 2006 (vous verrez ci-dessous notre équipe) : l’idée était que nous construisions le tout en seulement 3 mois pour ouvrir en juillet ! Un objectif très ambitieux…

Nous pouvons vous dire sans trop y penser que cette période fut de loin la plus sollicitante et la plus dure de notre vie : le matin nous laissions notre enfant à l’école avant d’écumer les magasins de bricolage (il y en avait peu à cette époque à Bucarest, et avec des stocks toujours très fluctuants) pour approvisionner les chantiers qui se déroulaient à Lucianca : il fallait courir entre les rayons, comparer les prix, assimiler rapidement de nouveaux concepts… Les muscles et le cerveau nous brûlaient !

Une fois la Ford Focus complètement chargée, direction Lucianca ! Là-bas il fallait décharger la marchandise et tenir une réunion de chantier avec notre gardien qui entre temps avait été promu et coordonnait les ouvriers que nous avions recrutés dans les villages avoisinants.

Les problèmes devaient être résolus un par un : les inondations sur la future zone de parking, trouver, acheter et installer un container pour abriter les gardiens et les outils, forer un puits pour capter l’eau (et donc pouvoir couler du béton), construire des toilettes, la maison du gardien, la zone d’escalade dans les arbres avec des alpinistes, importer des châteaux gonflables de Belgique dans une Roumanie qui n’appartenait pas encore à l’Union Européenne (et paiement deux fois de la TVA et des taxes douanières pour débloquer le camion arrêté par la police à la frontière), courir de tous les côtés pour les papiers et les autorisations. (…)

(…) Une partie importante mais invisible de notre travail fut de convaincre les autorités locales. Très tôt durant l’année 2006 nous avons sollicité de la commune de Butimanu un certificat d’urbanisme pour un « parc d’attraction et de récréation » avec lequel nous avons obtenu des autorités compétentes les actes nécessaires : Electrica, Romtelecom, Distrigaz, les pompiers, l’autorité de l’environnement.
Avec l’architecte nous avons connu quelques difficultés car nous avions des visions différentes mais au final nous avons réussi à obtenir les diverses autorisations pour la construction du parc.

Nous parlions de la compagnie d’électricité dans l’article sur la forêt originelle de 2005 : ce fut une véritable épreuve d’obtenir l’autorisation d’installation d’un pylône électrique près du parc ; en sus des allées et venues sans fin à Targoviste et Moroieni, etc. A un moment donné nous étions désespérés et croyions que nous n’allions jamais nous raccorder au réseau électrique et nous étions résolus à ce que le parc ne fonctionne qu’avec un générateur électrique. Nous avons dû faire appel à des amis journalistes pour faire de la pression et au final nous avons réussi à nous raccorder au réseau électrique le 14 juin 2006, seulement un mois avant l’ouverture ! Moment émouvant que d’allumer la première ampoule…

Ces retards et les coûts exorbitants du pylône, transformateur, des appareils de mesure, le débordement des coûts prévisionnels des chantiers, le double paiement des taxes pour les châteaux gonflables belges ont conduit au dépassement de notre budget. Nous avons dû emprunter à nos parents après une triste tentative auprès d’une banque commerciale qui après plusieurs semaines de rendez-vous, dossiers, argumentations et conditions contractuelles inacceptables de notre point de vue, nous a vacciné définitivement de tout ce qui s’appelle prêt bancaire en Roumanie.

Mais, en dépit de tous les obstacles (nous ne parlerons même pas des difficultés « managériales » avec les ouvriers locaux, vous pourrez vous les imaginer vous-même) nous avons réussi à construire un parc fonctionnel dans lequel nous avons organisé la première fête, celle de notre petit garçon, quelques jours avant l’ouverture officielle.

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