Kiva : premier remboursement !


KIVA – Dans un article précédent, je déclarais que j’allais prêter quelques centaines d’euros sur un site de microcrédit : « Kiva – des prêts qui changent la vie ».

J’avais été sensible au message de Matthieu Ricard ainsi qu’à la philosophie de cette association (nord-américaine à la base), et qui possède une page Facebook en français pour les non anglophones. L’idée est de prêter de petites sommes d’argent à des individus qui, de par le monde, ont besoin d’un coup de pouce pour entreprendre. Ces gens sont négligés par le système bancaire classique alors que – paradoxe de ces « petites gens » pétries de dignité et de fierté – les taux de remboursement de ces prêts avoisinent les 100%.

C’est ce concept génial – le microcrédit pour l’entreprenariat social – qui a valu à son inventeur, le bangladais Muhammad Yunus, d’obtenir le prix Nobel de la paix en 2006. Rien que ça.

Mais revenons à mon expérience « Kiva » initiée en février dernier. Depuis mon premier dépôt, j’ai choisi de prêter soit 25 dollars, soit 75 dollars à des emprunteurs, suivant les principes des deux équipes qui m’ont parlé le plus : « Aidons les veufs (ou veuves) et les familles monoparentales », ainsi que « Bouddhistes pour la paix dans le monde ». J’ai essayé d’être équidistant et d’appliquer des choix éthiques en fonction de l’histoire de chacun, du pays, etc. C’est une goutte dans l’océan, mais rappelez-vous qu’il y a des milliers de prêteurs Kiva !

Un jour, j’ai pris un peu de temps et ai demandé à mon fils Marc (12 ans et demi) de prêter lui-même en mon nom deux fois 25 dollars à des gens de son choix. Ce fut un moment très spécial entre nous, où nous avons pu parler ensemble de la difficulté de la vie, du hasard des circonstances de notre naissance, des défis à relever, et surtout de ce que nous pouvons faire, nous les « privilégiés » qui vivons dans des pays où l’eau du robinet existe, où la protection sociale et la paix sont des réalités quotidiennes. Marc m’a posé des questions, a étudié la carte du monde, les histoires des prêteurs, et a fait ses choix. Seul. Je n’ai eu qu’à surveiller la validation des prêts pour que tout se passe bien. Vraiment, un chouette moment père-fils grâce à Kiva !

Et donc, fatalement, je suis arrivé au fond du sac d’argent disponible à prêter. J’ai donc attendu un signe, car évidemment je ne pouvais plus aider financièrement et j’ai moi aussi – comme tout le monde – des soucis financiers auxquels il faut faire face : on ne peut pas aider les autres si on ne s’aide pas soi-même, n’est-ce pas ?

KivaRepaymentIl y a quelques jours, quelle ne fut pas ma surprise de recevoir un email de Kiva qui m’annonçait que 5 des personnes auxquelles j’avais prêté de l’argent avaient commencé à me rembourser !

Je dois avouer que je n’étais pas vraiment préparé à cette annonce, car je pensais ne pas revoir des sommes avant… quelques mois. Même si la somme est faible (32,76 dollars), ce fut une réelle et bonne surprise. Je ne comprenais pas vraiment cette somme, et je pus en avoir le détail dans le corps de l’email : 4 personnes avaient d’ores et déjà commencé à me rembourser partiellement, et l’une complètement !

J’ai donc décidé de prêter immédiatement 25 dollars à une jeune femme Cambodgienne qui veut s’acheter une motocyclette pour améliorer ses conditions de transport et augmenter ses connexions et son chiffres d’affaires. Et hop ! Facile !

En fait on s’aperçoit que très vite, les prêts « travaillent » et les euros investis sont réinvestis. Ce concept macroéconomique de « rotation de l’argent » appliqué au prêt individuel est quelque chose de grisant en quelque sorte car on peut voir l’effet multiplicateur de notre aide. J’ai trouvé d’ailleurs sur mon « profil Kiva » un échéancier prévisionnel des remboursements de prêts qui rajoute à mon sentiment actuel de confiance envers Kiva.

Au cours de mes pérégrinations sur la toile, j’ai donc identifié la page Facebook de Kiva en français que je vous invite à « aimer » et fait la connaissance du responsable français de l’association Kiva, Olivier Gruié, un homme particulièrement sympathique et altruiste qui fait partie de Kiva depuis 2008. En tant que « vieux routard » de l’association, Olivier a aidé plus de 900 personnes au moment où j’écris ces lignes ! Il ne m’a pas demandé de parler de lui ici mais je voudrais simplement tirer mon chapeau à ce jeune homme et son équipe qui essaient de faire connaître en France ce moyen simple d’aider son prochain et de mettre en œuvre concrètement notre « responsabilité universelle » de Citoyen du monde. D’aider les autres, quoi.

Alors, encore une fois, si vous voulez aider concrètement des gens qui ont moins de chance mais qui veulent s’en sortir par eux-mêmes et ont besoin d’un petit coup de pouce que le système bancaire classique ne peut fournir pour l’instant, pensez « Kiva » et allez visiter leur site !

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