Rencontre avec un élan


Nous avons vu des choses magnifiques à Yellowstone… tout comme je l’avais imaginé, et même au-delà !

Une de nos envie, commune à tous les trois, était celle de voir les animaux sauvages. Nous avons eu beaucoup de chance dès le premier jour car nous avons vu des hordes entières de bisons, et nous avons même pu en voir de près car, à deux reprises, un bison est passé tout près de notre voiture, effleurant presque nos vitres… Ce sont de magnifiques animaux qui impressionnent par leur taille et leur « âge »…car à leur approche on se sent plongé très loin dans le passé…

Nous avons aussi vu des antilopes, des biches, un cerf, des wapitis, des pélicans,  des chiens de prairie, des écureuils et même un grizzly, un beau matin : il était en train de prendre son petit déjeuner, dans les grandes herbes d’un sous-bois et a ignoré complètement tous les badauds qui s’étaient arrêtés au bord de la route pour le photographier… Comme moi, qui, j’avoue, avais eu assez la trouille de sortir de la voiture pour aller faire les photos, mais la curiosité fut plus forte que la raison 🙂

L’animal que nous n’avons pas aperçu à Yellowstone, alors qu’on l’a bien cherché, fut l’élan. J’avoue qu’en quittant le parc j’ai eu comme un petit pincement au cœur car j’avais envie de voir cet animal en pleine nature et pas dans un zoo. C’est un animal pour lequel j’avais une tendresse particulière sans comprendre réellement à l’époque le pourquoi de ce sentiment. Ce n’est pas un animal particulièrement beau si on le regarde dans le détail (et on a pu le faire dans les magasins de souvenirs car il y en avait plein d’empaillés). Il n’est pas très gracieux non plus. Cependant je le trouvais beau et touchant sans pouvoir m’expliquer pourquoi.

Je l’ai découvert quelques heures après avoir quitté le parc de Yellowstone. Notre destination suivante était le parc de Grand Teton qui se trouve au sud et collé au précédent. Nous nous sommes arrêtés pour manger à midi dans une aire de services du parc à côté d’une rivière et nous nous sommes installés à côté de la fenêtre pour pouvoir admirer le paysage : la prairie, la rivière, les montagnes en toile de fond. Grande fût notre surprise quand, tout à coup, pendant notre déjeuner, nous avons vu deux personnes monter sur un monticule pour regarder quelque chose au loin, près de la rivière. Dès qu’elles ont mis leurs appareils photo en marche, nous avons compris qu’il s’agissait d’un animal, alors nous avons essayé d’apprendre lequel. Olivier a réussi à l’apercevoir et m’a tout de suite dit qu’il s’agissait d’un élan. Vous pouvez imaginer ma joie : j’ai vite attrapé mon appareil photo et j’ai couru à toute vitesse dehors, grimpé sur le monticule et aperçu en effet, pas un élan, mais deux, car un jeune suivait le premier. Ils mangeaient tranquillement des feuilles au bord de la rivière. Même s’ils étaient assez loin (plusieurs dizaines de mètres), j’étais toute heureuse de les voir. J’ai pris une dizaine de photos, admiré à volonté et ensuite suis rentrée pour finir mon repas.

Mais j’avoue que je n’ai pas pu résister à l’envie de traverser la prairie pour les approcher, alors j’ai repris mon appareil et je suis partie voir si j’avais la chance de les trouver encore au bord de la rivière. Je ne les ai pas vus de suite, mais en cherchant bien, je les ai débusqués dans les buissons, assez bien camouflés et toujours en train de manger tranquillement. Comme il y avait pas mal d’obstacles pour les voir de près, j’ai pris la décision de m’approcher, malgré une certaine crainte que je ressentais à la vue de leur taille imposante, et surtout celle de leurs cornes, bien que joliment velourées. Je n’oubliais pas qu’il s’agissait d’animaux sauvages qui peuvent être imprévisibles, c’est pourquoi je me suis avancée tout doucement. Et là, surprise : le plus grand et le plus proche des élans m’a aperçue et a commencé à s’avancer vers moi tout doucement, tout en continuant son repas. J’ai commencé à reculer doucement aussi, tout en profitant de la proximité pour l’admirer et le photographier. Et quand il n’était plus qu’à un mètre distance de moi j’ai pu comprendre ce qui fait la beauté de cet animal, ou tout au moins pourquoi, moi, je le trouvais si beau : son regard. Il avait un regard plein de chaleur et de tendresse ! Vous penserez peut-être que je délire ou j’exagère, ou que j’ai une imagination débordante… Il se peut bien, mais je suis presque sûre que si j’avais eu le courage de m’approcher plus et de tendre la main, il serait venu se frotter le museau contre ma main, tout comme fait un cheval qui vous (re)connaît.

Je ne l’ai pas fait car je me suis proposée de prendre des risques mesurés pendant les voyages, car si j’ai appris une chose depuis plus d’une vingtaine d’années que je voyage, c’est bien que le voyage en soit nous réserve suffisamment de risques et qu’il ne faut pas en rajouter. J’ai appris bien évidemment infiniment plus de choses en voyageant et surtout que cela vaut largement la peine de prendre les risques incombant aux voyages car la récompense en est centuplée.

Voilà l’histoire de la rencontre avec un élan en liberté, le premier que j’ai pu approcher d’aussi près de ma vie et qui fut plus qu’émouvante. Je vous joins une photo, peut-être en serez-vous touchés également ou cela vous donnera peut-être envie de rencontrer cet animal attendrissant et charmant à la fois !

Elan

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